Analyse de documents en histoire-géo au brevet : 3 exercices corrigés
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- Histoire-géographie et EMC
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On galère tous sur l’analyse de documents en histoire-géo
Le brevet approche et l’analyse de documents en histoire-géo, c’est une partie où l’on perd vite des points. Pas parce qu’on ne connaît pas le cours, mais parce qu’on ne sait pas quoi écrire exactement. On lit la carte ou le texte, on comprend à peu près… et ensuite on bloque. Le prof a bien expliqué la méthode, mais le brevet blanc a révélé les lacunes. Pas de panique : on décompose tout ici, étape par étape, avec de vrais exercices corrigés.

La méthode en 4 étapes pour les exercices histoire-géo brevet
Avant de se lancer dans les exercices, voici une méthode qui s’applique à une carte, un texte, une photo ou un graphique.
- Identifier la nature et la source du document. Quel type de document est-ce ? Qui l’a produit ? À quelle date ? Pour quel public ?
- Contextualiser. Replacer le document dans la période ou le lieu étudié. C’est ici qu’on mobilise le cours.
- Extraire les informations pertinentes. On cite le document précisément (entre guillemets pour un texte, en désignant une zone pour une carte).
- Répondre à la question posée. On ne paraphrase pas : on explique ce que le document montre et ce que ça signifie.
Dans l’épreuve d’histoire-géographie, l’exercice 1 est consacré à l’analyse d’un ou de deux documents et vaut 15 points. Chaque étape manquée, c’est des points perdus pour rien.
Exercice 1 : analyse d’une carte
Énoncé
On te présente une carte intitulée « Les flux migratoires vers l’Europe en 2015 ». Elle montre des flèches de différentes épaisseurs partant de Syrie, d’Afrique subsaharienne et d’Afghanistan vers l’Europe du Sud et du Nord. La légende indique que l’épaisseur des flèches correspond au volume de migrants.
Question : À partir de la carte, décris les principales caractéristiques des migrations vers l’Europe en 2015. (5 points)
Correction pas à pas
Étape 1 (nature et source) : C’est une carte thématique sur les migrations internationales, datée de 2015. Elle se lit à partir de son titre, de sa légende et de l’épaisseur des flèches.
Étape 2 (contextualisation) : En 2015, la guerre civile syrienne dure depuis quatre ans. Des millions de personnes fuient les conflits au Moyen-Orient et en Afrique, ce qui provoque une arrivée massive de réfugiés en Europe, notamment via la Méditerranée.
Étape 3 (extraction des informations) :
- La flèche la plus épaisse part de Syrie vers la Grèce puis l’Allemagne : c’est le flux le plus important.
- Des flux secondaires partent d’Afrique subsaharienne vers l’Italie (route libyenne).
- Les pays d’arrivée sont principalement au Nord de l’Europe : Allemagne, Suède, Autriche.
Étape 4 (réponse construite) : En 2015, les migrations vers l’Europe sont dominées par les réfugiés syriens qui empruntent la route des Balkans. Les flux partent majoritairement de zones de guerre ou de pauvreté et se dirigent vers les pays les plus riches d’Europe du Nord. Cette carte illustre ce qu’on appelle une migration forcée, très différente d’une migration économique classique.
Exercice 2 : source historique
Énoncé
Extrait de l’appel du général de Gaulle, 18 juin 1940 :
« Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! […] Rien n’est perdu pour la France. […] Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »
Question : En quoi ce discours marque-t-il un tournant dans la Seconde Guerre mondiale pour la France ? (6 points)
Correction pas à pas
Étape 1 (nature et source) : Discours radiodiffusé depuis Londres, prononcé par le général de Gaulle le 18 juin 1940, au lendemain de la demande d’armistice de Pétain. Il s’adresse d’abord aux officiers, aux soldats et aux ingénieurs français qui peuvent le rejoindre, et plus largement à tous les Français.
Étape 2 (contextualisation) : Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain demande l’armistice à l’Allemagne nazie. La France est vaincue militairement. Le 18 juin, de Gaulle choisit au contraire de refuser la défaite et de poursuivre le combat depuis l’Angleterre.
Étape 3 (extraction) : La phrase clé est : « La défaite est-elle définitive ? Non ! » De Gaulle distingue défaite militaire et défaite totale en affirmant que « rien n’est perdu pour la France ». Il appelle à poursuivre le combat : la flamme de la résistance « ne s’éteindra pas ».
Étape 4 (réponse construite) : Ce discours est un tournant car il pose les bases de la France Libre et de la Résistance. Il s’oppose directement à la capitulation de Pétain. De Gaulle devient le symbole d’une France qui continue à se battre, depuis l’extérieur. C’est un moment fondateur de la Résistance française, qui figure au programme d’histoire de 3e.
Exercice 3 : photographie
Énoncé
Photographie prise à Hiroshima en 1945 montrant la ville rasée à perte de vue, avec uniquement le dôme de Genbaku encore debout au centre.
Question : Que nous apprend cette photographie sur les conséquences de la bombe atomique ? (4 points)
Correction pas à pas
Étape 1 : Photographie historique, prise peu après le 6 août 1945, jour du bombardement atomique d’Hiroshima par les États-Unis.
Étape 2 : La bombe atomique larguée sur Hiroshima fait des dizaines de milliers de morts sur le coup et environ 140 000 à la fin de 1945. C’est la première utilisation militaire de l’arme nucléaire dans l’Histoire.
Étape 3 : La ville est entièrement détruite. Seul le dôme de Genbaku, devenu depuis le Mémorial de la paix, a résisté partiellement. La destruction est totale sur un rayon d’environ deux kilomètres.
Étape 4 : Cette photographie illustre le caractère catastrophique et indiscriminé de l’arme atomique : elle ne détruit pas une cible militaire précise, mais une ville entière avec sa population civile. Elle symbolise l’entrée dans l’ère nucléaire et nourrit les débats sur le droit international humanitaire.
Correction type brevet : auto-évaluation
Pour chaque exercice, utilise ce barème sur 6 points pour te noter toi-même, puis ramène ta note au barème de l’exercice :
- Nature et source identifiées correctement : 1 point
- Contextualisation avec le cours : 2 points
- Citation ou référence précise au document : 1 point
- Réponse construite qui répond vraiment à la question : 2 points
Si tu totalises moins de 3 points sur 6 à l’exercice 2, c’est le point de méthode « contextualisation » qu’il faut retravailler en priorité. Relis ton cours sur la période avant de refaire l’exercice.
Questions sur l’histoire-géographie au brevet
Combien de documents y a-t-il à analyser au brevet ?
Le premier exercice de l’épreuve porte sur un ou deux documents d’histoire ou de géographie. Des questions guident l’analyse et le sujet indique le barème de chaque question.
Faut-il toujours citer le document dans sa réponse ?
Oui. Une réponse sans référence au document est incomplète, même si le contenu du cours est correct. Il faut montrer que tu utilises le document, pas seulement que tu récites le cours.
Quelle est la différence entre décrire et analyser ?
Décrire, c’est dire ce qu’on voit : « La flèche va de la Syrie vers l’Allemagne. » Analyser, c’est expliquer ce que ça signifie : « Ce flux traduit l’ampleur de l’exode syrien provoqué par la guerre civile. » Au brevet, on attend les deux.
On peut utiliser ses connaissances personnelles hors document ?
Oui, et c’est même attendu. Les questions demandent souvent de compléter l’analyse avec ses connaissances. L’erreur serait de ne s’appuyer que sur le document sans jamais mobiliser le cours, ou l’inverse.
Combien de temps consacrer à l’analyse de documents pendant l’épreuve ?
L’épreuve d’histoire-géographie et d’EMC dure 2 heures. Répartis ton temps selon les points : l’analyse de documents (exercice 1) vaut 15 points. Garde du temps pour la relecture et pour l’EMC.
D’autres documents et sujets d’histoire-géographie : les exercices d’histoire-géo de BrevetIA.